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Faire des disciples

« Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » – Mat. 28 :18-20

 

Aller prêcher l’Évangile de par le monde n’est efficace que si les individus qui rencontrent et acceptent Jésus comme leur Seigneur et Sauveur deviennent de véritables disciples. C’est dans cet état d’esprit qu’Empart forme, équipe et envoie des implanteurs d’églises locaux pour aller annoncer la bonne nouvelle de l’Evangile. Soutenus et accompagnés durant une partie de leur cheminement, ces derniers connaissent la culture et les coutumes locales, et peuvent donc partager le message de façon appropriée.

Transformer des communautés

Selon le fondateur d’Empart, Jossy Chacko, « Seul le mouvement d’implantation d’églises permettra d’accomplir l’ordre missionnaire de Jésus. Si nous reconnaissons l’appel à faire de toutes les nations des disciples, alors nous devons prendre au sérieux la formation d’implanteurs d’églises locaux et leur donner les moyens de remplir leur ministère, afin de faciliter la multiplication des églises. Mais avant toute chose, il faut se souvenir que ce mouvement d’implantation d’églises est, par essence, le fruit de l’œuvre de Dieu. La force et la puissance qui l’accompagnent ne peuvent et ne doivent pas être limitées ou contenues humainement. La mise en place de structures et de stratégies doit être faite dans l’unique intention de faciliter la croissance. Au moment où ces structures sont déviées afin de contenir, gérer ou contrôler l’élan, le mouvement s’arrête et devient un monument. »

 

Un mouvement de création d’églises locales a pour but de démarrer et d’établir une communauté de croyants là où il n’y en a pas. Une église locale se forme lorsque plusieurs croyants partagent l’Évangile, prient Dieu ensemble et apprennent à devenir des disciples. Empart parle d’église lorsqu’une assemblée est constituée de 12 personnes et qu’elle est dirigée par un pasteur. Avant cela, on parle de « lieu de prière » et de « rassemblement de croyants » (qui sont les phases pionnières de l’implantation d’églises).

 

Empart considère l’implantation d’églises de façon holistique. Le but ultime d’une église est d’amener les gens à aimer Dieu et à aimer leur prochain. Dès lors, l’église est appelée à prendre soin des habitants du village et de la région concernés. Cela se traduit par la mise en place de nombreux projets tels que des maisons pour enfants, des écoles, des cours d’alphabétisation, des centres de couture, des structures médicales, des secours en cas d’urgence, des programmes agricoles, etc.

Autonomie financière des églises

Les églises établies doivent fonctionner de façon autonome et ne sont pas gérées par l’administration d’Empart. Elles doivent assumer leur propre gestion, participer financièrement à leurs besoins et ne doivent soumettre des demandes de soutien que lorsque cela s’avère véritablement nécessaire. A terme, l’idée est qu’elles parviennent à leur tour à soutenir d’autres églises.

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Travailleurs sociaux indigènes

Très souvent, au long de l’histoire, Dieu a choisi des leaders indigènes pour évangéliser leur propre pays. Nous constatons qu’aujourd’hui encore, le meilleur développement de l’Église dans le monde se réalise grâce à l’action des croyants locaux. Le message de Jésus est naturellement plus percutant lorsqu’il est présenté par des personnes auxquelles les gens peuvent s’identifier.

Les atouts d’une telle stratégie

  • Un mouvement de création d’églises indigènes permet de montrer que Jésus n’est pas issu d’une religion étrangère, mais que son message d’amour est destiné à chacun sans distinction.
  • Les implanteurs d’églises sont familiers avec la culture et les coutumes locales ; dès lors, leur comportement est adapté à l’environnement et n’est pas influencé par une forme occidentalisée de pastorat.
  • La plupart des implanteurs d’églises parlent deux ou trois langues ou dialectes locaux, ce qui facilite énormément la communication.
  • Les implanteurs d’églises locaux n’ont besoin ni de visa, ni de passeport, ni de billet d’avion pour se rendre sur leur terrain de mission.
  • Le niveau de vie des implanteurs d’églises locaux est similaire à celui des gens qu’ils servent, ce qui évite bien des tensions.
  • Le coût financier pour soutenir un implanteur d’églises local est beaucoup moins élevé que le soutien d’un missionnaire étranger.

Formation et suivi

Après avoir suivi une année de formation dans l’un des centres d’Empart, les implanteurs d’église vont exercer leur ministère là où ils se sentent appelés par Dieu. En quittant le centre de formation, chacun d’eux est placé sous la responsabilité d’un coordinateur et d’un pasteur régional. Empart s’engage à assurer un suivi de la formation et du soutien du jeune pasteur. Celui-ci, en retour, informera son responsable du développement de son ministère.

Chaque coordinateur est responsable d’environ 25 implanteurs d’églises. Ils se rencontrent chaque mois pour prier, pour partager ce qu’ils vivent et pour bénéficier du ministère itinérant d’autres pasteurs qui viennent les encourager. Pour favoriser le développement de leurs connaissances, de leurs compétences et de leurs capacités de leadership, de nombreuses conférences et retraites sont organisées pour les responsables et les implanteurs d’églises tout au long de l’année, tant au niveau régional que national. Cela permet aussi de construire un esprit d’équipe et de réfléchir à de nouvelles stratégies pour l’avancement de l’œuvre.

Les coordinateurs sont eux aussi soumis à une évaluation annuelle assez poussée, sous la responsabilité de Jossy Chacko et du comité.

Soutien financier

Pendant les trois premières années de son ministère, un implanteur d’églises est soutenu à 100% par Empart. Ce soutien lui permet de suivre sa première année de formation et lui accorde encore deux années pour débuter une ou plusieurs églises. A partir de la quatrième année, le soutien diminue progressivement. Les communautés créées par le jeune pasteur sont alors encouragées à prendre le relais de son soutien. Le niveau de vie est très différent d’une région à l’autre, de sorte qu’Empart adapte le soutien du pasteur au revenu moyen des personnes auprès desquelles il est actif. Empart a pour règle de conduire les implanteurs d’églises à l’autonomie financière dans un délai d’environ sept ans. Cela signifie qu’ils seront capables de continuer leur mission et d’établir de nouvelles églises sans continuer à dépendre d’Empart.

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